Wild Horses: La Terre des Chevaux Sauvages.
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 Is it the Home? -Libre-

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MessageSujet: Is it the Home? -Libre-   Sam 15 Sep - 12:28

«Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.»

L’été.
Pour moi, ce mot ne valait plus dire grand-chose. J’avais pris l’habitude de travailler, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il fasse beau. Certes, ces chaudes journées m’apportaient un peu de réconfort quand je dressais sous la selle de bourreaux, ou juste de la bonne humeur quand j’évoluais avec Matthew. Cette époque était pourtant derrière-moi maintenant, et à défaut de me laisser mon ami, mon compagnon ; le destin m’avait offert la liberté. La liberté. Je ne savais plus à quoi cela rimait, mais ce que je savais, c’est qu’à présent, j’étais seul. Perdu et à bout, je m’étais éloigné de l’attroupement d’hommes dans un furieux galop, je ne les détestais que trop pour toutes ces années de sévices. Durant les premières semaines, l’illusion de trouver des granulés m’avait accompagnée, me renvoyant les odeurs suaves de mon écurie. J’avais eu beau en vouloir à la terre entière, les dernières années que j’avais partagé avec le Maître du Manège m’avaient apprises à aimer ces murs, à aimer la vie monotone et chaleureuse qui s’en dégageait. Abandonné à moi-même, les premiers mois de ma liberté retrouvée résonnèrent comme une famine. Je ne savais plus, je n’avais jamais su et surtout, jamais réfléchi à comment substituer seul à mes besoins. Sur ces terres hostiles et nouvelles, l’Homme n’était plus. Je me résignais, décidant de ne pas me laisser aller. Il avait choisit de me remettre à la nature, connaissant les risques et la rudesse de cette vie. Il avait eu confiance en moi, et je me devais d’avancer encore, d’avancer pour lui, pour essayer de comprendre pourquoi il ne s’était pas retourné sur le pas de la porte. Je partageais ainsi mes premiers instants de solitude avec cette question douloureuse, ne parvenant à passer au-dessus. Un détail m’avait échappé, et jamais plus je ne l’avais revu. Alors que je pensais continuellement à cette soirée là, je m’éloignais peu à peu des terres que j’avais connues, traversant ainsi longues plaines et abruptes montagnes. Je traçais donc mon chemin, fuyant de temps à autre un bruit, une menace, un souvenir, un rêve ou un songe. Je ne savais pas ce que je devais faire. Je me mis à lui en vouloir. Me rendre la liberté hein ? Mais que veux-tu que j’en fasse de ta liberté ?! J’étais né dans un pré, entouré de clôtures électriques. J’avais grandi dans une ville, coincé entre quatre murs. J’avais appris la nature en sillonnant des cross, croisant des routes bitumées. A quoi rimaient ces hautes herbes, ces obstacles infranchissables, et, finalement, cette liberté insondable… ? Oui, pendant un moment, je me suis mis à détester cet homme qui m’avait tout sacrifié, à moi, simple cheval qui avait été abîmé par la main des siens. Nos chemins s’étaient croisés, et nos regards s’étaient accrochés. Je sais bien à quoi pouvait ressembler mes yeux : une bille noire, vague et triste ; et une bille bleue, qui se tendait toujours vers l’espoir, et qui se parait peut-être encore d’un reflet fantôme d’orgueil. J’étais cheval parce que j’étais né d’une jument et d’un étalon, pas pour ce à quoi je ressemblais alors. Lui, durant ce soir, avait été royal. Debout, droit dans un long imperméable gris, il s’était dressé dans la pâle lueur d’un réverbère. Si dans nos écuries certains prenaient un malin plaisir à mordre les autres, se croyant chef pour les cinq minutes suivantes, cet homme là était le chef des siens, rien que grâce à sa naturelle prestance. Ils avaient tous tourné leur regard ver lui, se questionnant déjà pour savoir ce qu’il avait en tête. Moi, je le fixais, indécis et perplexe. Allait-il sauter au-dessus de la barrière, monter sur mon dos et me donner une bonne correction ? Je vis alors son regard brun, teinté ci et là de reflets verts. Un regard jeune, qui irradiait la fougue du jeune âge et la sagesse ultime des autres. Avait-il compris, déjà, en si peu de temps ? Alors, la menace qui avait pesé sur moi n’était plus qu’un lointain souvenir : ce mystérieux inconnu voulait mon salut. Ce soir là, je vis un sourire bien étrange, un sourire qui lui était, et qui lui resterait propre. C’était le sien, et personne ne parviendrait jamais à reproduire une telle grimace. Je l’aimais. C’est étrange, n’est-ce pas ? Mais c’est ainsi, je l’aime. Je l’aime, lui et sa façon de faire, je l’aime, lui et ses gestes suaves, ses gestes brûlants qui courent sur mon corps, qui referment mes plaies et qui me coudent un nouveau cœur. C’était une étrange alchimie, un beau secret dont nous seuls avions la clef. Et comment faire, maintenant qu’il n’est plus là pour répondre à mes appels, pour faire écho à mes gestes ? J’ai mal d’une absence que je ne peux combler.

Le matin se levait doucement, et j’étais exténué par ma longue marche. D’un regard vide, je fixais le ciel encore rose, envieux de l’apparente douceur des nuages. Je ne m’étais jamais venté de rien, et j’avouais encore une fois, humble et discret, que je n’étais qu’un cheval dressé par l’homme. J’étais né pour la mémoire d’un soldat, j’étais né pour servir un Etat sous la selle des hommes. Et je ne demandais rien de plus qu’un lit de paille, rien de plus qu’une vraie ration de granulés, rien de plus que les mains de mon écuyer posées sur mon dos, remontant doucement le long de mon échine, me faisant frissonner tant l’intensité du geste était forte.

____

L’été.
C’était encore la belle saison, les oiseaux chantaient le matin, annonçant le jour, le soleil et le bonheur. Tout semblait beau, alors que l’Aurore rose s’allumait, embrasant le ciel et les nuages. La nature se réveillait, à l’aune d’une nouvelle journée de beau temps. L’air était déjà chaud, et ce lieu semblait être un cocon. Ici, personne ne mourait plus, personne ne souffrait davantage, personne n’avait plus mal. La terre, l’herbe, le vent, le ciel… tout était bon. Les douces sentences du lieu voguaient, étrange oiseau de bonne humeur qui volait, paisible et serein, et qui venait chatouiller l’odorat des êtres. Cette étrange bête n’oublia pas de ravir le cœur rafistolé de l’étalon qui se dessinait à l’extrémité de la plaine. Sa robe cuivrée se fondait presque dans les hautes herbes, alors que son pas silencieux le portait avec lenteur. Quelque chose, pourtant, frappait le regard et éveillait les soupçons : l’encolure de l’étalon était surmontée d’une crinière taillée en brosse. Là était la preuve, ou plutôt l’indice, qui se conjuguait aussitôt avec les nombreuses cicatrices qui dessinaient son corps. Il avançait sans dessein précis, flânait sur les ailes d’un papillon, le suivait sur quelques mètres, finissant toujours par butter son regard vairon sur l’insaisissable horizon. Sans cesse sa tête se tournait vers le lointain, offrant un profil droit surplombé d’un front étroit en pâture aux doux rayons de soleil. Son chanfrein, dessiné par des os saillants, moiré la pure clarté du jour, alors que sur son corps abîmé couraient ombres et reflets, une étrange danse qui se jouait de son corps, le rendant parfois statue de cuivre, alors qu’acajou la minute précédente. Il marchait d’une étrange façon, semblait hésiter à chaque pas, ne sachant plus très bien ce qu’il devait faire, puisse que l’Homme n’était plus là pour exiger ses requêtes. Sa vie avait changé du jour au lendemain, sans prévenir, sans attendre non plus. Un matin, ils étaient venus le chercher, amenant à ses côtés une jeune femme en pleurs, et puis, il était monté dans un van, les yeux bandés. Le trajet avait été long et rude, et les kilomètres avalés par l’engin n’avaient cessé de faire trembler les membres secs mais solides de l’étalon. Et puis, ils l’avaient mis devant le fait accompli, lui laissant deux minutes pour comprendre. SpitFire n’avait pas cherché plus loin, et il s’était évadé, le cœur retourné de la perte de celui qu’il aimait et qui l’aimait. Il ne savait donc plus quels étaient les usages, les normes, les convenances. Il marchait à tâtons, les yeux comme aveugles, cherchant à apprendre cet étrange environnement.

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MessageSujet: Re: Is it the Home? -Libre-   Lun 8 Oct - 13:23

Hiver. Printemps. Été. Automne. Puis de nouveau l'hiver, de nouveau le printemps, de nouveau l'été. L'éternelle spirale des saisons. Elles étaient passées tellement vite que la pauvre jument détraquée n'avait plus cette notion. Des "saisons". Aucune ne se ressemble sauf l'automne et l'hiver. Ce sont les deux seules saisons qui sont synonymes de la mort et du désespoir. L'été annonce la chaleur et les orages; tandis que le printemps est la saison de la renaissance et de la joie. En ce moment, c'est l'été. L'été et ses canicules, l'été et ses pluies diluviennes, l'été et son surplus de perfection lors des couchers de soleil sans pluie. L'été, une des saisons qu'elle trouve définitivement bien trop aimée. Aimée pour quoi, d'ailleurs ? Les bourgeons qui éclatent ? Non, c'est au printemps. La chaleur ? Bien trop pesante ! L'été... Elle préfère l'hiver, le froid qui mord la peau, la sensation de picotement qui lui fait tant de bien quand elle galope dans le neige... L'hiver, qui est l'exact contraire de l'été... Ah!, comment tout ces moments lui manque... Et plus les jours passent, plus elle se dit qu'elle ne résistera plus longtemps sous cette chaleur accablante. Encore aurait-il quelques orages, quelques pluies pour la rafraîchir... Elle se serait donnée à cœur joie, galopant en s'ébrouant pour faire glisser les gouttes de pluie le long de ses membres endoloris de tant de marche; mais le soleil pèse encore et encore toute la sainte journée. Aucun nuage menaçant, aucune trace d'orage, rien qui pourrait annoncer ne serai-ce qu'une minuscule larme de ciel.

Et elle marche, elle marche sans regarder où elle va. Elle se plonge dans les souvenirs, se plie à Lui et l'écoute. Elle ne subit plus ses attaques, elle les apprécies au fur et à mesure qu'elle décline dans la folie. Elle se dit que sans Lui, elle ne serait qu'un mouton qui serais obligé d'obéir à quelqu'un d'insignifiant. Elle ne l'aurait jamais supporté. La voix rapeuse qui l'incite encore et encore ne la dérange plus, elle dévore avec délice chacun des mots qu'Il prononce. Elle s'est complètement laissée glisser dans Son monde. Le monde de la Mort et du Désespoir. Elle a sombré dans la Folie, avec un F majuscule, la vraie, la pure. Elle ne distingue plus aucune couleur, ne ressent plus aucune émotions et se laisse porter par celui qui la dirige comme une marionnette, désormais. La marionnette du Diable.
Voilà, tu l'avoue, maintenant. Bravo, Poison. Un pas de plus vers la Folie Absolue.
Et elle marche, en écoutant. Les moindre conseils pour mieux vider le sang, pour mieux écouter les os craquer, pour mieux torturer et faire souffrir plus qu'elle ne le faisait déjà. Certes, elle n'est qu'une simple sbire, enfin pliée aux ordres de son Maître, mais elle s'est déjà montrée très utile. Elle a laissé tombé ses préjugés et à tuer des bestioles insignifiantes plus que d'habitude après la rencontre avec son père. Son père... Elle l'avait laissé s'échapper, elle ne fera plus cette erreur absurde digne d'une débutante.
Non, plus jamais ça, tu m'entends ? Plus jamais !
Elle souriait, ce qui signifiait oui. Oui, plus jamais elle ne laissera s'échapper une de ses victimes.

La chaleur la torture. Douleur intérieur qu'elle ne ressent presque pas. Elle ne pense qu'à une chose, la même, l'unique depuis qu'elle avait tué Olympe. Se venger.
-Et la vengeance s'accomplira... un jour ou l'autre.
Elle l'avait prononcé à voix haut et elle en était consciente. Qu'importe la chaleur, finalement ! Qu'importe l'été trop parfait ! Qu'importe tout ça ! La vengeance s'accomplira... Et elle le dit au monde entier. A lui, a toi, a vous. A tous. Tous, mais surtout lui. Son père. Celui qui les a trahies, elle et sa mère, celui qui à jeté des promesses en l'air. Le poison du Diable avait fait effet. La jeune jument était repartie dans son extase vengeresse.
Elle marche, parmi les herbes folles. Vue de loin, on aurait-dit une jument normale. Sa robe palomino se font parfaitement dans l'herbe. Une prédatrice. Son toupet jauni tombe sur ses yeux vairons plongés dans l'obscurité. L'un est bleu marine, pareil à celui de sa mère, avec une prunelle rouge sanglante, semblable à une flamme miniature. L'autre est brun profond, comme ceux de son père, sans la moindre étincelle de vie, toujours avec cette prunelle cramoisie qui donne l'impression de faire face à un... Zombi ? Démon ?... Plus on s'approche d'elle plus on remarque ces multiples balafres et blessures, et quand on distingue cette jolie petite cicatrice le long de son chanfrein et ses prunelles couleur sang, on sait qu'elle n'est pas normale. Dans ses yeux, pas la moindre étincelle, pas la moindre émotion, rien, rien de plus qu'un vide, un néant rouge. Elle avait toujours sa carrure de pouliche, petite et fine, mais elle s'est musclée et garde toujours un brin d’innocence malgré tout ça.

C'est l'été. Les oiseaux chantent, la chaleur pèse. Les couleurs de l'aube se dessinent peu à peu dans le ciel, couleurs pastels, orange, rose... La vie suit son court, la vie continue son chemin sans ce soucier des autres. Quel égocentrique, cette vie !... Il fait trop chaud, elle ne s'en préoccupe pas. Ni petite brise, ni simple vent frais. Rien. Saleté.
Mais c'est l'été, c'est comme ça.
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MessageSujet: Re: Is it the Home? -Libre-   Mar 6 Nov - 0:41

«Voilà que j’ai touché l’automne des idées,
Et qu’il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l’eau creuse des trous grands comme des tombeaux.»


Je continuais ma route, animal désespéré que j’étais devenu. Je continuais, oui, mais la lassitude rongeait mon être, s’attaquant bientôt à mes plus précieux souvenirs. Exténué, je me rendais compte que mes pensées devenaient incohérentes, alors que je me forçais à réfléchir encore et toujours, pour trouver une seule réponse. Une réponse qui demeurait la plus complexe à donner, une réponse apte à taire ma soiffe de « pourquoi ». Qu’êtes-vous, qui suis-je… ? J’ai touché le fond, et j’ai accepté cette idée. Je n’ai plus peur d’avoir mal, j’ai tellement vécu ! Je connais tant de choses. Les étés défilent, semblables, pareils, identiques. Défilaient. Aujourd’hui, rien n’est plus pareil pourtant. Et j’aimerai crier, me dire de me réveiller. Bien sûr que non, bien sûr que mes été ne sont plus les mêmes ! Je ne porte plus de selle, je ne croque plus de mors, je ne travaille plus sous la selle de l’Homme. Oh, mais que j’aimerai, une seule fois, rien qu’une, que j’aimerai retrouver la monte de mon cavalier. Suis-je fou et stupide ? Je me suis battu durant toute ma jeunesse pour m’échapper, et maintenant que je suis libre, je demande à retrouver mes bourreaux, pour me ployer de nouveau sous leurs ordres. Suis-je à blâmer, oh, dis-moi ! Dois-je me sentir honteux par rapport à mon espèce ? Suis-je la tare de tout un monde ? Je l’aime, je l’aime tant ! Est-ce si compliqué à comprendre ? Pourquoi ne voyez-vous pas, pourquoi me tournez-vous le dos ? J’aime cet homme, cet étranger, ce prince, ce roi, ce dominant. J’aime ses gestes qui brûlent mon corps, j’aime ceux qui me condamnent à accepter en ma bouche l’acier froid et dur. Suis-je à blâmer ? Oh, mais aidez-moi, je vous en prie. Dites-moi que tout ira bien, dites-moi qu’il sera là, les bras ouverts, et que je n’aurai qu’à m’élancer pour le rejoindre, qu’il n’aura qu’à parler pour que j’exécute. Dites-moi que je n’ai pas perdu, que le temps ne m’a pas laissé, qu’il me tient encore sous son aile. Dites-moi que je suis vivant et que je respire le même air que le vôtre. Dites-moi que je ne me suis pas égaré sur les chemins de la vie.

_______

Le matin se levait doucement, et l’étalon était exténué. Ses longs membres ne le portaient presque plus, et il ne cherchait qu’une chose : le repos. Las, courir le risque de s’exposer devant un prédateur ne l’effrayait pas plus que ça, aussi, il était prêt à se laisser aller au pied d’un grand arbre. Mais le vent sec de l’été lui achemina bientôt l’odeur d’un autre équidé. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Un instant, les forces semblèrent lui revenir, alors qu’il avait dressé son col, épiant avec avidité la longue étendue. Son étrange regard s’accrocha alors sur une silhouette. Fine et élégante, SpitFire savait qu’il s’agissait d’une jument. Il poussa un hennissement grave, avant de reprendre le pas pour s’avancer vers elle.

Sa première rencontre avec un équidé sauvage avait sonné.

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MessageSujet: Re: Is it the Home? -Libre-   Jeu 8 Nov - 12:56

Et l’aube disparaît peu à peu. Sous les yeux grands ouverts d’oiseaux curieux, des formes pâles se dissipent, laissant place à un ciel d’un bleu agaçant, tuant les yeux par son éclat; mais il n’est pas encore tout à fait installé, par-ci ou par-là, il y a encore quelques nuages roses. C’est le lever du soleil habituel de l’été, éclatant par ses couleurs pastel, connu pour sa chaleur pesante. Et c’est comme ça tous les matins depuis le vingt et un juin. Plus le temps passe le long de la journée, plus la chaleur devient lourde, ce n’est qu’à la fin de la journée, au coucher du soleil, que la fraîcheur s’installe et dure toute la nuit avant de laisser place à la chaleur au petit matin… C’est le rythme de l’été, quelques fois perturbé par des orages, des nuages noirs, des pluies diluviennes… C’est un rythme très différent de celui de l’hiver, du printemps ou de l’automne. En hiver, froid et neige sont rois; en automne les averses se font fréquentes; au printemps le soleil arrive lentement et c’est sûrement la plus agréable des saisons en terme de température. C’est un si beau cycle, les saisons… C’est le seul cycle qui n’a pas vraiment de fin.

C’est la première fois qu’elle vit un tel été. Elle a beau être un fantôme, un être qui ne ressent plus et qui ne vit que pour tuer, cette chaleur la torture. Ses yeux vairons distinguent le feu du soleil, de cette jolie couleur, mais qui brûle les yeux en excès. Elle a l’impression que, sous sa fine peau de jument, des serpents plantent leurs crocs pour l’empoisonner et la rendre folle. Ils injectent ce poison, qui se propage lentement mais sûrement dans ses veines, un poison qui la tue à petit feu. La sueur colle ses crins à sa peau, des gouttes de transpiration glissent un peu partout sur sa silhouette musclée. Mais malgré cette douleur intérieure, malgré cette chaleur intense, malgré ces rayons de soleil, elle sourit. Elle sourit car elle se sent bien. La douleur, c’est sa drogue, son adrénaline, son tout. Sentir les os se briser, sa tête exploser sous la chaleur ou au contraire, par le froid, se sentir mal ; tout ça lui procure de telles sensations… Alors, elle avance, elle souffre mais elle sourit encore plus. Ses membres la portent loin, poussés par cette douleur. Elle avance, tel un robot marchant à la souffrance.

Ses pupilles se dilatent quand un rayon de soleil pointe sur elle. Le rouge cramoisi semble prendre possession de ses yeux l’espace d’un instant, avant que leurs couleurs respectives reprennent leurs place. Dans sa tête défilent les images qu’Il lui envoie, des bribes de souvenirs de sa mère avec son père, quand ils étaient tous deux en train de s’aimer sous la lumière des étoiles. Lui murmurait des promesses à son oreille, des promesses qu’il n’a jamais tenues. Elle les voit, insouciants, dansant ensembles avec la lune pour seul témoin. La jeune Lucky souriait, on aurait dit un fantôme ensanglanté, avec sa robe crème et les nombreuses tâches de sang qui salissent sa robe… Ses yeux brillent dans le noir, bleu comme le ciel. Cirius, lui, se distingue à peine dans le noir. Ses courbes musclées s’enroulent autour de celles de la Shikakue. Poison se sent plus forte rien qu’en voyant ses images, elle pense qu’un jour viendra, un jour où elle pourra se venger… Et un hennissement pénètre dans ses tympans, résonne dans sa tête et fait éclater les souvenirs. Machinalement, elle tourne la tête et aperçoit une étalon. Son sourire se dissipe, elle sait qu’elle ne peut pas tuer sans raison, alors elle fait un demi-tour sur ses hanches et se tourne vers lui. Elle s’avance vers lui d’un pas clame et assuré, elle sait qu’Il ne la laissera pas contourner Ses règles. Et plus elle approche de l’étalon, plus elle la chaleur se fait de nouveau pesante…



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