Wild Horses: La Terre des Chevaux Sauvages.
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 ❧ Et ils te nommeront Tauron. | PPM.

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Black Hole
Cauchemar de la NASA
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MessageSujet: ❧ Et ils te nommeront Tauron. | PPM.   Ven 22 Nov - 14:57


Et ils te nommeront Tauron.

    C'était désormais en ennemi que le jeune étalon à la robe de flammes s'aventurait en ces terres. La récente bataille avait plus que jamais marqué le clivage qui séparait la Coalition du Nord de l'Alliance du Sud et, malgré lui, Zanzibar s'était battu du côté de l'assassin. Combien étaient-ils à s'être brisés au nom d'un fou furieux qui s'était octroyé le droit de tuer, sans raison connue encore ? Il s'était retrouvé face à Sun Star, plus impérial que jamais dans sa robe d'or, ses crins d'ivoire flottant dans le vent. L'étalon baroque aux yeux noisettes, s'il était pour la paix, avait tout d'un excellent guerrier, et lui, jeune chef en soiffe d'apprentissage, n'était sorti indemne de cette joute. Mais les blessures physiques n'étaient, comparées aux blessures morales, rien ou presque. Si ses muscles étaient encore durs et transits, son âme, elle, était en peine. Le fils de la douce Gaïa avait honte, et d'avoir mené ses guerriers à sa suite dans ce camp, et de s'être battu pour quelque chose auquel il ne croyait pas. Que dirait-il, quand on lui poserait la question de savoir pourquoi ? Ses yeux, brilleraient-ils de regrets alors qu'il avouerait n'avoir suivi que le mouvement ? Il s'était battu auprès de Black et de Shiki seulement car il était, car son clan, était leur allié. Son choix n'avait pas été personnel, seulement politique. Mais qui pourrait lui pardonner, quand lui même se dégoûtait de ses choix ?

    Pourtant, c'était presque serein qu'il s'aventurait dans les terres de Sun Star, comme si rien ne pouvait plus être pire que cette bataille qui venait d'ébranler leurs terres. Peut-être espérait-il croisé l'étalon, lui dire qu'il regrettait. Mais cela n'aurait pas été digne d'un chef. Il avait choisi son camp, et il se refusait de devenir une de ces girouettes politiques à prêcher le faux. Le jeune animal aux muscles durs avançait dans l'ombre de la nuit, le regard dans le vague. Au-dessus de lui, la silhouette en flammes d'Hoodoo qui veillait sur lui et son cœur troublé. L'oiseau de feu le regardait de ses yeux noirs, ses ailes flambantes brassant l'air frais du soir. Il aurait pu s'épandre en longs discours, en mots de réconfort ; mais les actions de Zanzibar étaient, sur la scène diplomatique du moins, à blâmer, et seulement à blâmer. Hoodoo, malgré toute l'affection qu'il pouvait porter au fils du Crépuscule qu'il avait vu naître, n'était pas du genre à aller contre ses pensées : il ne disait que ce qu'il estimait juste. Et la vérité était qu'il condamnait ce qu'il s'était passé.

    Silencieux, le jeune étalon marchait, grimaçant parfois de ses blessures, le regard toujours humide. Il n'avait pas peur, non ; il regrettait simplement. Le Crépuscule, inonderait-il encore le ciel de sang ? Ou la plaine d'Orage resterait à jamais cette mer sanglante et meurtrière ? Y-aurait-il un jour plus rouge qu'elle ? Zanzibar ne demandait pas de tuerie, ni de guerre ou de grande bataille. Il voulait juste ne plus voir, dès qu'il fermait les yeux, ces dizaines de chevaux s'entre tuer. Il ne voulait plus entendre les cris, le son des coups sur les corps, le son des os qui se brisent ... Juste un peu de silence, de paix, de calme et de sérénité. Mais comment osait-il ? Il serait à jamais le mal. Il serait celui qui, sur le Crépuscule, aurait amené un voile de sang, de crimes et d'horreur. Il serait Zanzibar l'assassin ...

    Perdu dans ses pensées, le jeune étalon marchait la tête basse, ses sabots traînant sur le sol. Mais quelque chose bougea entre les pierres, et d'instinct, les muscles de son corps se bandèrent. Les oreilles couchées sur son crâne, il regardait de ses grands yeux éteints autour de lui. Une silhouette, minuscule et chétive, qui se tenait sur ses deux jambes. Un Homme ? Non, bien sûr que non, la chose était trop petite.

    « - Qui êtes-vous ?

    - Tauron, je suis Tauron, Elfe des Forêts.

    - Mais ... vous en êtes à des kilomètres ! ... »


    L'étalon semblait incrédule : les elfes existaient donc vraiment ?! Longtemps il avait eu vent de ces légendes, mais il n'y avait jamais vraiment cru. Pour lui, ce monde de magie n'était qu'un rêve, un fantasme de vieux fou, une belle histoire pour cacher aux jeunes la triste réalité. Et comme il ne parlait plus, le vieil elfe s'approcha de lui. Il tenait dans sa main une canne, faite d'une branche. Il avait une longue barbe blanche, emmêlée et garnie de feuille de lierre. Sur son visage, de profondes rides se dessinaient : Tauron n'était plus jeune, mais ses yeux brillaient de mille feux encore. Il eut un rire comme bienveillant, alors qu'il reprenait, sûr de lui.

    « - Vous êtes dans un sale état, jeune étalon. Mais pour parler de ma Forêt ... J'en suis en effet bien loin. Mais comprenez-moi : je suis le plus vieux de chez nous, et je n'ai jamais pu sortir du dôme. Alors, quand j'ai vu que l'Oiseau était passé, je me suis dit que, peut-être, je pourrai m'en échapper aussi. Et en effet, j'ai pu passer, là où, normalement, il devait y avoir notre dôme magique. Mais je suis le guérisseur !

    - Je ... je ne suis pas certain de tout comprendre, Tauron. Au fait, je me nomme Zanzibar. Quel oiseau est sorti de votre forêt ?

    - Zanzibar ? Je vous ai vu, quand vous étiez plus jeune ... L'Oiseau était de feu, un animal magique, comme nous. »

    Hoodoo venait de plonger vers eux, le ciel s'embrasant à son passage, comme s'il avait été étoile filante. Il se posa sur la branche d'un arbre, en contre-haut. Tauron était le Doyen, et il n'était pas bon pour son peuple qu'il ne reste trop longtemps en-dehors des frontières. Sa vie en était menacée.

    « - Tauron. Je crois qu'il est l'heure pour nous de se mettre en route : vous allez manquer aux vôtres.

    - Vous ... l'Oiseau de feu !

    - Hoodoo. Zanzibar, baisse-toi, qu'il puisse grimper sur ton dos.

    - Oh, je n'ai plus l'âge de m'adonner à ce genre de sport !

    - Ce serait, pour moi, un honneur. »

    Et déjà, l'animal blessé mettait genoux en terre, se prosternant presque devant le minuscule être. Difficilement mais sûrement, ce dernier se hissa sur le dos puissant du jeune.

    « Alors allons, la route sera longue ! »

    Et il n'avait pas tort.



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