Wild Horses: La Terre des Chevaux Sauvages.
Bonjour à vous!
Bienvenue sur le forum "Wild Horses, la Terre des Chevaux Sauvages", un JDR équin où vous pourrez incarner un ou plusieurs chevaux sauvages au sein de différents Clans, mais aussi des animaux de toute autre espèce, avec un maximum de 10 personnages par compte.

Si vous êtes inscrit, vous pouvez bien sûr vous connecter. Si vous ne l'êtes pas, n'hésitez pas à vous inscrire, nous serons heureux que vous nous rejoigniez!

En ce moment sur Wild Horses : le Grand Exil. Ferez-vous partie des intrépides voyageurs ?

Wild Horses: La Terre des Chevaux Sauvages.


 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Là ou tout commenca (2)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Stelmaria
Admine pourchassée par l'asile & la justice
Rédactrice du Journal
Admine pourchassée par l'asile & la justiceRédactrice du Journal
avatar

Féminin
Nombre de messages : 3664
Age : 24
Clan : Stelmaria: Chef du Clan de la Glace/ Equinox-Aglow Star : solitaires / MoonDance : Nomade
Date d'inscription : 09/03/2007

Fiche Personnages
Points d'expérience:
90/200  (90/200)
Boutique et cadeaux:
Particularités de vos persos:

MessageSujet: Là ou tout commenca (2)   Sam 5 Juil - 13:04

L'ascension était rude. Mais elle avançait d'un pas franc, dotée d'une endurance incroyable malgré son apparente jeunesse. A son cou, pendait un panier en feuilles séchées qui se balançait doucement au gré de ses pas. L'atmosphère était lourde, l'air encrassé par la fumée. Une odeur inoubliable pour Seilhan.

Elle avait voyagé, erré, s'était terrée un temps, puis était ressortie. Près de quatre cent ans après sa venue au monde, cette planète n'avait plus de secrets pour elle. Lorsque le Seigneur du Volcan, le Nomade qui vivait dans les cratères remplis de lave des profondeurs de la terres, était mort, tous les volcans étaient entrés en hibernation. Certains avaient éclaté depuis toutes ces années, mais ce n'était pas le moment.
Et puis, son instinct l'avait à nouveau poussée vers ces terres. Et le volcan ou vivait le Nomade qui commandait autrefois aux puissances destructrices de la lave grondait effectivement sa colère.

La jument immaculée parvint enfin au sommet du pic. Elle s'arrêta un moment en fixant la lueur rougeoyante au fond du gouffre. Le volcan était plutôt calme : elle pourrait s'approcher de la lave sans craindre la moindre éruption. D'un sabot sur mais prudent, la Nomade entama sa descente par un sentier minuscule et quasiment invisible. Ses pensées se perdirent à des centaines d'années de là, vers les visages de ceux qui avaient un jour effectué le même trajet, chargés d'offrande pour celui qu'il considéraient comme leur Dieu protecteur. Car il était à l'époque des Nomades avec de tels pouvoirs qu'ils en étaient élevés au rang de dieux par les populations équines. C'était le cas de la Tribu du Charbon. Seilhan sourit en repensant à leur chef d'alors, Amber. Une jument très solide, caractérielle, inébranlable. 

C'est toujours dans ses pensées, une trentaine de minutes plus tard, qu'elle arriva dans le fond du cratère. Ce n'était qu'une fois en bas que l'on se rendait compte de l'immensité du gouffre. Partout sur la roche des parois brasillaient les lueurs de la lave en fusion, quelques mètres plus loin. Ce ne fut pas vers cet immense bassin que la jument bifurqua, mais vers une autre vasque, parfaitement ronde, d'une dizaine de mètres de diamètre. 
Tremblante et avec d'infinies précautions, elle baissa l'encolure pour que la lanière de feuilles tressées passe au dessus de ses oreilles. Elle contempla un instant la lave frémissante, puis saisit son panier et l'envoya au milieu du bassin d'un mouvement de tête.

Elle regardait le réceptacle percer lentement la couche mi solide, mi liquide, lorsqu'il s'enfonça soudainement d'un coup sous la lave en fusion. Aussitôt, de la vasque entière s'élevèrent des flammes rouges et noires de plusieurs mètres de haut, lui soufflant une chaleur démentielle au visage et la faisant reculer précipitamment en fermant ses yeux larmoyant.

Elle les rouvrit quelques secondes plus tard, juste à temps pour apercevoir une forme chevaline crever la surface et se dresser, haut, au milieu du brasier. Les ailes tendus, crépitantes sous les lave mais miraculeusement intacte, celui qu'elle pensait ne plus revoir avança lentement hors des flammes. Les flammes qui l'avaient consumé. Les flammes qui le ressuscitaient.

L'étalon s'extirpa de la vasque avec un bruit de succion désagréable, puis s'ébroua, faisant valser des myriades de gouttes brulantes qui éclaboussèrent le sol en grésillant. Sa résurrection lui avait rendu sa "forme véritable" de Nomade, et il était immense. Immense et ailé. La jument déglutit : cela faisait quatre cent ans qu'elle n'avait pas vu de Nomade sous sa vrai forme. Même elle conservait sa forme de camouflage qui la faisait ressembler à n'importe quel cheval. Poser tout à coup le regard sur un être qui possédait l'aura d'un ange ou d'un dieu lui faisait presque mal. Les yeux dorés de l'étalon se posèrent dans le regard bleu, limpide, de Seilhan.

Celle ci fit un pas en arrière, apeurée par ce qu'elle vit. Nathanaël, à son image, était un étalon d'un blanc pur, presque argenté. Leur couleur était semblable, seuls les différenciaient leurs yeux, en temps normal. Dorés pour l'un, bleus pour l'autre. A présent, l'animal qui se tenait face à elle était d'un noir incroyablement intense, vineux. Sur cette robe miroitaient en une danse sabbatique des reflets rouges, sans logique apparente. Un moment, elle se voila la face en pensant que c'était la lumière de la lave qui allumait ces reflets incroyables... Mais le regard de l'étalon, affamé, lui rappela brusquement à la mémoire comment il était mort... En tuant une bonne centaine de chevaux. Dont certains étaient gavés de magies, de plus. La Malédiction que ce fils d'Hymlya portait en lui s'était repue du sang de centaines de victimes, avançant dans sa possession de l'étalon. Affermissant son emprise.

Tout bascula au moment ou elle croisa le regard de son amant. Celui ci, poussé par la faim dévorante de la Malédiction, se rua sur elle, aussi souple qu'un chat bien que frôlant le mètre quatre vingt dix au garrot. Le regard sanglant, ses dents saisirent la gorge délicate de la jument et la lui arrachèrent dans une gerbe de sang. Sous le choc, celle ci tomba a genoux, respirant difficilement, les poumons envahit par son propre sang. Et Nathanaël revint à lui, horrifié.

La douleur avait remplacé la folie dans les yeux dorés du mâle, et sans qu'il ne s'en rende compte, les larmes inondèrent son visage. Ils ne purent prononcer un mot. Elle attendait sa fin, suffocante, lui se haïssait, maudissait cette entité qui le possédait, prenant le contrôle de son corps.
Seilhan était sur ses dernières minutes, lorsqu'elle posa un regard décidé sur Nathanaël. Aussitôt, leur corps commença à luire doucement. Il serra les dents. Elle était en train de faire passer ses pouvoir de son corps à celui de l'étalon. Il s'agissait d'un acte irrémédiable chez les Nomades. Un acte désespéré, qui prenait leur vie. Elle n'avait plus rien à perdre. Il l'avait tuée. Et elle lui faisait don de ce qu'elle avait de plus précieux. Son essence.


L'étalon gravissait le chemin qui permettait de sortir du cratère, bouillonnant d'une rage phénoménale contre lui même. Il avait tué celle qui l'aimait. Il l'avait veillée. Puis avait déposé son corps dans la lave. Son corps pulsait d'une énergie incroyable. Et cette énergie, il allait la mettre a profit pour que plus jamais, un Maudit ne commette les mêmes atrocités que lui.

Le coeur battant, auréolé d'une aura sauvage, il arriva au sommet du Volcan en poussant un hennissement d'avertissement.

Il était Phoenix. il était Jeunesse éternelle. Il était Maudit.
Rien ne se dresserait sur son chemin.

_________________
J'embrasse mon rival, mais c'est pour l'étouffer...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Là ou tout commenca (2)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les aventuriers vont jamais tout droit...
» Le plus féroce de tout les chiens... Mouk!
» La Chasse, tout un art ... [ Braise ]
» Amis, envers et contre tout [ PV ]
» La politique du « tout va mal »...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Wild Horses: La Terre des Chevaux Sauvages. :: Clan de Glace :: Le Pied des Monts :: La Forêt des Cascades-
Sauter vers: