Wild Horses: La Terre des Chevaux Sauvages.
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 La mer qu'on voit danser...

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Tino
    Yearling

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MessageSujet: La mer qu'on voit danser...   Dim 31 Juil - 10:50

Une terre sacrée, vide et paisible. Abritée du vent glacial qui soufflait dans les montagnes, la crique était un petit havre de paix au creux des falaises abruptes et rocailleuses.

Quelques herbes sèchent essayaient de survivre au milieu du sol de roches chaudes. Quel contraste entre les montagnes le matin même et l'arrivée ce soir dans ce monde aride. Alors qu’il approchait du bord, Tino souffla. Il marchait depuis la veille afin de voir aujourd’hui ce merveilleux spectacle. La crique était là en contrebat révélant ses mille splendeurs au jeune second des glaces. Celui-ci pouvait imaginer les quatre fameux équidés de la légende sortir des eaux en préméditant leur vengeance. Tino s’aventura dans un chemin glissant qui menait au sable chaud et à la mer sans fin. Le soleil, d’un rouge sang à présent, disparaissait dans la mer. L’étalon frissonna. Les nuages teintés de noir sur le ciel jaune, glissaient vers l’horizon. Quelques oiseaux se livraient à une danse effrénée mais bizarrement silencieuse. Aucun bruit n’osait d’ailleurs déranger le calme de ce lieu symbolique si ce n’étaient le souffle régulier de l’étalon et la mer léchant le sable en un va-et-vient perpétuel.

L’odeur saline enivra alors l’étalon pie. Il avait senti ce mélange de parfums si peu de fois qu’à chaque nouvelle fois, il profitait de cette saveur comme si c’était la première fois. Les douces odeurs de ses contrées nordiques lui paraissaient à présent si subtiles par rapport au piment de la mer.

Les muscles de l’étalon étaient engourdis si bien que celui-ci s’arrêta et se reposa. L’eau salée lui glissait entre les sabots. Bien que la nuit naisse, la chaleur restait étouffante. Il souffla. Toute la journée le soleil chauffa le poil habitué aux températures froides du pie. Honteux, il se rappela que tant de fois il avait appelé la chaleur pendant l’hiver interminable de la Toundra et voilà que maintenant il se plaignait d’avoir trop chaud !

Tino s’affaissa alors, la tête basse, les épaules rentrées et les yeux mi-clos. Il se laissa bercer par l’atmosphère tranquille du lieu.

La marche lente d’un équidé le sortit de ses rêves. Tino quitta son petit coin à l’abri sous un pin et s’aperçut que la nuit était bel et bien arrivée. Le lieu était maintenant plus qu’éclairé par les étoiles et la lune réduite à un simple croissant. Dans la pénombre, installée au bord de la falaise, se dessinait une silhouette petite mais robuste. Malgré l’obscurité, Tino put distinguer une jument qu’il ne connaissait pas.

"Salutations. Votre visage m’est étranger, seriez-vous arrivée il y a peu ?"

Tino se voulut aussi courtois que possible. Les temps étaient difficiles ; le retour des exilés et la tension entre les groupes suite à leur nouvelle hiérarchie pouvaient rapidement amener à des conflits inopportuns.
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Seren
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MessageSujet: Re: La mer qu'on voit danser...   Lun 1 Aoû - 5:31

Ses tribulations diverses l'avaient mené en différent endroits tout au long de ses journées et elle sentait l'harassante fatigue venir conquérir ses muscles, raides et tendus par l'effort. La tête basse et les oreilles un peu tombantes, l'oeil éteint et fatigué, elle souffla doucement en continuant sa route entre les rochers. Il n'y avait eu jusqu'alors que pierre, roche, falaises et sentiers abruptes. La mer s'étendait au-delà, vaste étendue scintillante reflétant le bleu des cieux. Mais elle s'en était vite désintéressé, elle connaissait la mer et celle-ci n'avait plus l'attrait d'antan pour elle.
Le soleil défilait au fil des heures, il brûlait lourdement sur son dos gris et pesait sur ses épaules. Ses rayons venaient jouer dans ses membres endoloris d'heures de marche, la chaleur insidieuse l'enveloppait et l'étouffait mais ne déclinait nullement avec l'astre.
Une crique. Devant elle, une petite crique rocailleuse et ensablée qui dévisageait la mer. Le sol dur et chaud qui lui brûlait la sole se transforma en sable fin et doux, caressant. Elle s'y engagea avec soulagement, autant pour ses sabots que ses tendons fatigués de la dureté du sol. Le ciel se paraît de multiples couleurs, orange rose rouge, la chaleur se peignait sur la voûte avant que la fraîcheur ne vienne l'engloutir de son bleu d'encre. Elle releva la tête, se gorgeant du rougeoiement lointain dont se vêtissait le ciel autour du soleil. Elle s'arrêta même un instant. Une légère brise souffla, doucereuse et chaleureuse, encore. L'immuable bleu des flots virait lentement à un carmin des plus appréciables, l'écume écarlate éclatait au sommet des vagues qui s'échouaient sur la côte contre les rochers, elles aussi teintée de la douce lumière du couchant. Le gris terne et morne s'illuminait et s'enivrait de tout un panel de couleur chatoyantes. 
La jument s'ébroua doucement devant ce sublime spectacle. Elle ne se lassait jamais des scènes jouées par la nature, même celles qui recommençaient inlassablement chaque jour, car même si les acteurs restaient les même, leur jeu muait et changeait. Les nuages, la lumière, le soleil, la mer, le ciel et les étoiles... Jamais la même interprétation et toujours une nouvelle scène exaltante. 
Après une si longue journée, un tel spectacle la reposait et l'apaisait. Elle se calmait doucement et laissait le murmure des flots ainsi que le voile encré de la nuit constellé d'une myriade d'étoiles se poser voluptueusement sur son corps épuisé. 

Le sel piqua ses naseaux qu'elle fronça, dérangée, l'humidité marine vint se déposer sur son poil et elle frissonna alors que le ciel se vidait de toute couleur pour laisser la splendeur des coruscantes étoiles éclater. S'ébrouant à nouveau, elle reprit sa marche en quête d'un abri pour passer la nuit. Elle connaissait la mer et se sentait en sécurité à son côté. Cette amie si puissante, si tempétueuse mais maternelle à la fois, une berceuse, une force tranquille qui veillait. Elle avisa quelques pins non loin de la, le couvert des arbres, le sable moelleux et la chanson des flots. 
Toutefois, une silhouette se découpait déjà sous les arbres à aiguilles. Elle se stoppa à nouveau, relevant la tête pour inspirer l'air profondément. Par-dessus la fragrance saline, elle sentit bien le parfum si particulier des équidés. Un étalon. 
Peu assurée, elle hésita un cours instant. Epuisée, nouvelle et intrus en ces lieux, elle ne voulait risquer une mauvaise rencontre. Mais rien ne lui paraissait hostile tant dans l'odeur que l'apparence de l'inconnu. Aussi décida-t-elle de se risquer à le rejoindre.

Décision qu'elle ne regretta pas lorsqu'il s'adressa courtoisement à elle dans ces termes :

"Salutations. Votre visage m’est étranger, seriez-vous arrivée il y a peu ?"


Elle s'arrêta à une distance respectable, les muscles tendus, prudente. Dans l'ombre, elle ne parvenait à distinguer guère plus que sa stature, plus haute que la sienne, et une robe peut-être pie par l'alternance de clair et de foncé mais aucune autre information ne lui parvint de ses yeux. 
Au vus du ton et de l'attitude calme, elle se détendit quelque peu et s'autorisa une réponse.


"Bonsoir, je ne puis vous dire avec exactitude depuis combien de temps mais il est vrai que je suis d'ailleurs et que je ne découvre que seulement vos terres. Vous par contre, vous êtes d'ici ?"


Un ton poli et diplomate, elle ne voulait créer d'ennuis mais souhaitait nouer un contact. Cela lui faisait un bien fou après tout ce temps de solitude. Surtout avec un être si peu hostile et qui lui semblait plus sympathique qu'antipathique. Si elle pouvait éviter de passer encore une soirée voire une nuit seule, pourquoi pas essayer de discuter un peu.
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Tino
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MessageSujet: Re: La mer qu'on voit danser...   Ven 19 Aoû - 3:40

La jument se tenait maintenant devant lui. Elle était effectivement plus petite que lui. Mise à part sa carrure rappelant celle des chevaux du Nord, Tino ne put la décrire plus en détail. Il discernait que son profil et l’éclat de ses petits yeux reflétant la toison argentée. Avec délicatesse, elle répondit à Tino.

"Bonsoir, je ne puis vous dire avec exactitude depuis combien de temps mais il est vrai que je suis d'ailleurs et que je ne découvre que seulement vos terres. Vous par contre, vous êtes d'ici ?"

Une solitaire. De son ton poli et sympathique, Tino conclut qu’elle ne cherchait pas le conflit. Les muscles de l’étalon se relâchèrent légèrement. Drôle de rencontre. Il fut assez heureux de rencontrer une nouvelle personne, de discuter, de tuer le temps. La veille, il était parti avec l’intention de se retrouver seul quelques jours pour réfléchir, souffler et se reposer. Seul. C’est du moins ce qu’il avait prétendu vouloir en partant agacé par les histoires des exilés de retour. Seulement le voyage l’avait fait bien réfléchir et il s’était vite senti seul. Il aimait être dans sa bulle, regarder les étoiles, s’endormir loin des autres avec la lune comme seule compagne, mais Tino était tout de même social et l’arrivée de cette inconnue en pleine soirée n’aurait pu lui faire plus plaisir.

L’étalon se tourna vers les montagnes, son regard s’échappant vers les sommets se succédant à l’infini.  Leurs contours, éclairés par les étoiles, brillaient. Au-delà, il était chez lui. Sa terre de cœur où le grand printemps s’était installé avec un soleil radieux. Il réchauffait d’ailleurs un peu le cœur des chevaux des terres impitoyables du nord. Cette dure période devait être vécue tant bien que mal et l’aide du soleil n’était pas de refus.

Son regard s’égara encore çà et là puis, se relevant un peu, il fit un pas pour chasser l’engourdissement dans ses jambes. Il entreprit alors de répondre.

"Oui. Je m’appelle Tino, je suis le second du Clan de la Glace. Je vis ici depuis très longtemps."

Ses paroles résonnèrent entre les falaises. Puis le silence réapparut. Seule la mer, toujours imperturbable, partait et revenait dans la calanque, laissant à chacun de ses passages, son murmure.  Il prit le temps de scruter la jument et savait très bien que, de son coté, elle faisait de même. Il reprit :

"Etonnant. Je dois dire que je suis assez surpris que vous soyez restée dans le coin alors que l’épidémie à ronger les clans et chasser plus d’un cheval. Je pense que si j’avais été vous, je me serais empressé de quitter ses terres au plus vite."

Ces yeux se plissèrent pleins de malice. Puis ajouta, espiègle :

"Vous devez être un sacré personnage !"

Il accompagna ses paroles d’un petit cabré, il fit alors retomber ses antérieurs dans l’eau ce qui éclaboussa légèrement la jument.
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